La consommation de carburant
Energie

La consommation de carburant : un enjeu majeur pour l’énergie et le climat

La consommation de carburant désigne la quantité d’énergie utilisée par les différents modes de transport (routier, aérien, maritime, ferroviaire) pour se déplacer. Elle représente une part importante de la consommation finale d’énergie dans le monde, et a des impacts significatifs sur l’environnement et le climat.

Les sources de carburant

Les principaux carburants utilisés pour le transport sont les combustibles fossiles : le pétrole, le gaz naturel et le charbon. Ces carburants sont issus de la transformation de matières organiques enfouies dans le sol depuis des millions d’années. Ils ont l’avantage d’être abondants, bon marché et facilement accessibles. Ils fournissent une énergie dense et facile à stocker et à transporter.

Voici différents types de carburant :

Cependant, ils présentent aussi des inconvénients majeurs : ils sont non renouvelables, c’est-à-dire qu’ils s’épuisent progressivement ; ils sont inégalement répartis sur la planète, ce qui crée des tensions géopolitiques ; et surtout, ils émettent du dioxyde de carbone (CO2) lors de leur combustion, ce qui contribue au réchauffement climatique.

Les alternatives aux carburants fossiles

Face aux limites des carburants fossiles, des alternatives existent ou sont en cours de développement. Il s’agit principalement de carburants renouvelables ou décarbonés, qui proviennent de sources d’énergie propres et inépuisables. Parmi ces carburants, on peut citer :

  • Les biocarburants : ce sont des carburants produits à partir de matières organiques végétales ou animales, comme le bioéthanol (à base de canne à sucre ou de maïs), le biodiesel (à base d’huiles végétales ou animales) ou le biogaz (à base de déchets organiques). Les biocarburants ont l’avantage d’être renouvelables et de réduire les émissions de CO2 par rapport aux carburants fossiles. Cependant, ils posent aussi des problèmes liés à la concurrence avec l’alimentation, à la déforestation ou à l’utilisation d’engrais et de pesticides.
  • L’hydrogène : c’est un gaz qui peut être produit à partir d’eau ou de gaz naturel, et qui peut être utilisé comme carburant dans des piles à combustible ou des moteurs à combustion interne. L’hydrogène a l’avantage d’être très énergétique et de ne produire que de l’eau comme résidu. Cependant, il présente aussi des défis liés à son coût, à son stockage, à son transport et à sa sécurité.
  • L’électricité : c’est une forme d’énergie qui peut être produite à partir de sources renouvelables (solaire, éolien, hydraulique) ou nucléaires, et qui peut être utilisée pour alimenter des véhicules électriques (voitures, trains, avions). L’électricité a l’avantage d’être propre et efficace. Cependant, elle nécessite aussi des infrastructures adaptées (réseaux électriques, bornes de recharge), des batteries performantes et recyclables, et une gestion intelligente de la demande.

Les tendances actuelles et futures

La consommation de carburant a connu une forte croissance au cours des dernières décennies, en lien avec le développement économique et social mondial. Selon les données de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), la consommation finale d’énergie dans le secteur des transports est passée de 194 exajoules (EJ) en 1971 à 2 941 EJ en 2019, soit une multiplication par 15. Le pétrole reste le carburant dominant, avec une part de 92% en 2019, suivi par le gaz naturel (3%) et les biocarburants (3%). Le charbon et l’électricité représentent chacun moins de 1%.

Toutefois, la consommation de carburant pourrait connaître des changements importants dans les prochaines années, sous l’effet de plusieurs facteurs : la prise de conscience environnementale, les politiques publiques, les innovations technologiques, les préférences des consommateurs, les évolutions démographiques et géographiques. Selon les scénarios de l’AIE, la consommation finale d’énergie dans le secteur des transports pourrait atteindre entre 2 700 et 4 000 EJ en 2040, selon le degré d’ambition des mesures prises pour réduire les émissions de CO2. La part du pétrole pourrait diminuer entre 75% et 85%, au profit du gaz naturel, des biocarburants, de l’hydrogène et de l’électricité.

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