Boulangerie traditionnelle française, enseigne en pierre et volets en bois
Actualités Conso

La pétition contre le déclin de nos commerces de proximité

Boulangeries, cafés, bureaux de poste : en quarante ans, la France a vu disparaître une grande partie de ses commerces et services de proximité. Aujourd’hui, six communes sur dix n’en ont plus qu’un seul. Derrière les chiffres, c’est un sentiment d’abandon qui s’installe, des campagnes aux villes moyennes.

Une pétition demande désormais des engagements concrets pour inverser la tendance : signez-la ici.

Six communes sur dix sans un seul commerce

Selon l’INSEE, plus de 21 000 communes, soit 62 % des communes françaises, n’ont plus aucun commerce. Elles n’étaient que 25 % en 1980. Pour leurs habitants, il faut en moyenne dix minutes de route pour rejoindre un commerce, cinq fois plus que dans les communes plus denses. Pour ceux qui n’ont pas de voiture, à commencer par les personnes âgées, acheter du pain devient une organisation.

Des centres-villes qui se vident

Les villes ne sont pas épargnées. Plus d’un local commercial sur dix est vide : 11,6 % en 2025, contre 9,5 % en 2019, selon le Conseil national du commerce. En centre-ville, la vacance atteint 14 % en 2024, contre 6 % en 2010. Les villes moyennes sont les plus touchées.

Les services publics s’en vont aussi

Entre 2005 et 2025, 6 881 bureaux de poste ont fermé, soit un sur cinq, selon une question écrite à l’Assemblée nationale. Selon le syndicat SUD-PTT, 471 autres doivent être transformés d’ici 2027 en agences postales communales ou en relais chez un commerçant. Les bureaux de tabac, souvent le dernier commerce d’un village, suivent le même chemin : 50 000 en 1965, environ 22 500 aujourd’hui.

Pourquoi ils ferment

Les commerçants citent d’abord la hausse des loyers (56 %), le manque d’attractivité des centres-villes (27 %) et le poids de la réglementation (26 %), selon une enquête du Conseil du commerce de France et des CCI. S’y ajoute la concurrence des géants de la vente en ligne, qui ne sont pas soumis aux mêmes contraintes qu’un commerce de rue.

Une pétition pour demander des engagements

Des dispositifs publics existent, comme le programme de reconquête du commerce rural ou Action cœur de ville, mais ils n’ont pas inversé la tendance. La pétition « Ne laissons pas nos rues s’éteindre » demande au Gouvernement, au Parlement et aux candidats à la présidentielle des engagements concrets : une simplification administrative pour les petits commerces, une fiscalité juste face aux géants de la vente en ligne, l’encadrement des loyers commerciaux, plus aucune fermeture de bureau de poste sans l’accord du maire, et un fonds pour rouvrir des commerces là où il n’y en a plus.

Vous tenez à votre boulangerie, à votre café, à votre bureau de poste ? Signez et partagez la pétition.

Notre rédaction a utilisé l'intelligence artificielle comme outil d'aide à la documentation, puis a relu et validé l'ensemble du texte.

Laisser un commentaire